XXXIIIème journées de psychothérapie institutionnelle de l’AMPI- Jeudi 17 et vendredi 18 octobre 2019

LES SOINS EN PSYCHIATRIE – DU DESIR DE SOIGNER A LA RECHERCHE DU SENS DES SOINS
Voilà un titre bien modeste ! Il s’agit tout simplement de refonder une psychiatrie dont l’objet serait la relation et pas seulement le cerveau.
La plupart des lieux censés accueillir la folie sont en souffrance, mais ils sont encore là, présents. Nombre de congrès et journées professionnelles témoignent d’expériences thérapeutiques riches d’humanité avec de réelles rencontres malgré un contexte difficile, le désir de soigner étant encore le plus fort.
Défense maniaque ou pulsion de vie retrouvée que de suivre Antonio Gramsci « il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté » ? N’est-ce-pas cette volonté qui anime le « Printemps de la Psychiatrie »mouvement promouvant un « renouveau des soins psychiques » ?
Hasard la sortie du livre de German E. Berrios, Professeur d’histoire et d’épistémologie psychiatrique à Cambridge « pour une nouvelle épistémologie de la psychiatrie » ? Un nouveau départ s’impose…
A concentrer son attention sur une supposée maladie du cerveau, la psychiatrie se déshumanise, le goût de l’autre disparait, ainsi que l’intérêt de la rencontre, l’interrogation sur la personne, l’intérêt pour son histoire,le désir d’accueillir l’énigme de l’autre……Et quid de l’engagement du soignant, de son implication dans le travail et donc de la réflexion nécessaire sur soi…Vaste chantier de reconstruction !
Venez nombreux à la réunion de chantier organisée par l’AMPI, le mouvement de psychothérapie institutionnelle étant toujours présent pourtravailler à la « bientraitance » des soignants, synonyme de « bientraitance »des patients…
 Programme et bulletin d’inscription ci-après :

AMPI 2019 Bulletin d’inscription

Participants à l’organisation de l’AMPI : Alain Abrieu – Evelyne De Fabrègues – Christiane Jacob– Hélène Moreau – Marie-France Negrel – Henri Sadaoui – Marie-Claude Taliana– Jacques Tosquellas – Antoine Viader – Christine Steinmetz.Avec des membres des CEMEA

 

XXXII èmes journées de psychothérapie institutionnelle de l’AMPI

SE FORMER À LA RENCONTRE DU PROTOCOLE À L’ÊTRE AVEC…

AMPI 2018

Dans la psychiatrie du 21ème siècle, les débats théorico-cliniques ont disparu, créant un vide de la pensée occupé par un discours technicisé portant une conception organiciste de la pathologie psychiatrique, devenue maladie du cerveau.

Cette approche purement « objective » du Trouble psychique s’accompagne de « recommandations » de bonnes pratiques avec des conduites à tenir stéréotypées matérialisées par la multiplication de protocoles standardisés.

Utilisé dans la gestion du risque médico légal, ce type de protocole ignore la question de la rencontre avec l’autre. La déshumanisation du soin qui en résulte est un facteur de la dramatique augmentation de l’utilisation des chambres d’isolement et des liens de contention dans les unités de soin.

Et si l’objet de la psychiatrie n’était pas le cerveau mais la relation à l’autre ? Et donc l’outil de soin fondamental, la rencontre ? Être avec la personne malade, être à ses côtés, valoriser cette co-présence même sans rien « faire »….

Tel est l’objet de la psychiatrie, des soins psychiatriques.

Mais comment se forme-t-on à la rencontre ?

Le goût de l’autre, la curiosité, l’engagement ça s’apprend ? Et l’inattendu là-dedans ?

Le partage d’expériences participant de cet « apprentissage », rendez-vous aux journées de l’AMPI pour trouver ensemble le chemin de la rencontre…

Participants à l’organisation de l’AMPI:  Alain Abrieu – Evelyne De Fabrègues – Christiane Jacob- Hélène Moreau – Marie France Negrel – Henri Sadaoui – Marie-Claude Taliana- Jacques Tosquellas – Antoine Viader – Christine Steinmetz.                                                              Avec des membres des CEMÉA

 

 

dimanche 21 septembre 2008, publié parMichel Balat

 

Les 17 18 octobre 2008 MARSEILLE

XXIIèmes journées de psychothérapie 
Institutionnelle

A.M.P.I.

Souffrances croisées dans les lieux de soins
en psychiatrie

La souffrance au travail : réalité incontestable décrite par les sociologues, attestée par les médecins de la santé au travail, évoquée par les médias au décours d’un drame, entendue maintes fois dans la quotidienneté du travail d’équipe.

Dans les lieux de soins en psychiatrie, si les soignants « souffrent » des mêmes aggravations des conditions de travail que tout travailleur, se surajoute une difficulté supplémentaire, l’objet même de leur mission : la souffrance des patients.

Accueillir la souffrance de l’autre n’est pas chose anodine, sans risques, sans conséquences ….

Que faire ? Fuir, éviter la rencontre ? La psychiatrie dite moderne offre de nombreuses possibilités : protocolisation mal comprise tous azimuts, objectalisation de la maladie mentale, clinique comportementale axée sur un symptôme à éradiquer, surinvestissement des fonctions gestionnaires, des missions transversales…

Cette fuite défensive laisse un goût amer et alimente le discours de la plainte.

Si accueillir la souffrance est évidemment difficile, une dimension supplémentaire apparaît lorsque cette souffrance est liée à une pathologie mentale.

Les mécanismes de défense mis enjeu dans ces situations entraînent des attaques fortes des liens aussi bien intra psychiques qu’inter personnels et mobilisent des affects qui, s’ils ne sont pas travaillés, vont entraîner une réelle souffrance chez les soignants.

A méconnaître, ou refuser une lecture des vécus institutionnels, le risque est grand de participer avec regret, impuissance ou jouissance au discours de la plainte, sans possibilité de changement…

L’aggravation généralisée des conditions de travail et notamment la baisse des effectifs est une cause indéniable de la souffrance au travail, mais elle n’est pas la seule.

Evoquer cette seule cause participerait au déni de la maladie mentale et d’un pan entier de l’histoire de la psychiatrie et de tous les apports psychanalytiques.

C’est de cette articulation, aliénation sociale aliénation mentale, toujours difficile à concrétiser qu’il s’agira, encore une fois, cette année.

Pour nous aider à y parvenir (sociologues, philosophes, journalistes, psychiatres, psychanalystes… ) croiseront avec nous, avec vous, leurs discours sur ces souffrances croisées, avec un espoir, une utopie ( !) : plus ou moins facilitée la rencontre est toujours possible lorsqu’il y a du désir ….

ARCHIVES et BIBLIOTHEQUE DEPARTEMENTALES GASTON DEFFERRE 18 20 rue Mirès 13003 Marseille

BULLETIN D ’INSCRIPTION

NOM :

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Adresse Professionnelle :

Inscription : (Places limitées pas d’inscription lejour même)

Individuelle : 120 €

Etudiants : 50 €. (sur présentation d’un justificatif) Formation Continue : 150 €.

N°A.N.F.H. : 93.13.02.688.13
N° S.I.R.E.T. : 403 156 458 000 16

Chèques à l’ordre de

A.M.P.I. I Bibliothèque du C.H. Edouard Toulouse

118, chemin de Mimet 13 917 Marseille Cedex 15

Tél. secrétariat secteur XIII : 04 9196 97 43 I 04 9196 99 93
Fax : 0491 969758

C.C.P. : 2969-15 Y MARSEILLE